Glossaire
Les termes qu’on emploie dans nos audits, définis avec précision. C’est aussi le vocabulaire que les vendeurs utilisent de travers — maintenant vous saurez. Un terme manque ? Écrivez-nous.
A – D
Amortissement — Déduction comptable qui étale le prix d’un bien sur sa durée d’usage, sans sortie d’argent. En location meublée au régime réel, il neutralise souvent la totalité du loyer imposable pendant des années — c’est tout l’enjeu de la réforme LMNP 2026.
Avantage en impôt — L’économie d’impôt réellement obtenue, tous mécanismes confondus : montant d’une réduction ou d’un crédit, ou effet d’une déduction (montant × TMI). C’est ce chiffre (et lui seul, net de frais) qu’il faut comparer à ce que coûte le dispositif.
Crédit d’impôt — Avantage soustrait de l’impôt et remboursé si l’impôt ne suffit pas à l’absorber (emploi à domicile, garde d’enfants). Contrairement à la réduction, il ne se perd jamais — même un foyer non imposable le touche.
Décote — Rabais automatique appliqué aux foyers dont l’impôt brut est faible, dégressif jusqu’à un seuil fixé chaque année par la loi de finances. Aucune démarche à faire ; les montants en vigueur sont dans notre dossier barème.
Déduction — Somme retranchée du revenu imposable avant calcul de l’impôt. Son gain dépend donc de votre TMI : 1 000 € déduits rapportent 410 € à TMI 41 %, 110 € à TMI 11 %. C’est le mécanisme du PER, et la raison pour laquelle il est surtout rentable aux TMI élevées.
Déficit foncier — Excédent des charges foncières sur les loyers, imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an (hors intérêts d’emprunt), le surplus se reportant sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Mode d’emploi complet.
M – N
Micro-BIC — Régime forfaitaire des loyers meublés : un abattement automatique sur les recettes (50 % pour le meublé longue durée classique), zéro comptabilité, mais aucune charge réelle ni amortissement déductibles. Simple, et souvent plus cher que le régime réel.
Niche fiscale — Tout dispositif dérogatoire qui réduit l’impôt par rapport au droit commun. Il en existe des centaines ; chaque loi de finances en rabote quelques-unes — voir ce que le PLF 2026 a changé.
P – Q
Part fiscale — Unité de division du revenu du foyer pour le calcul de l’impôt : 1 part par adulte, 0,5 par enfant pour les deux premiers, 1 à partir du troisième. Plus de parts = un barème appliqué à un revenu par part plus faible.
PFU (« flat tax ») — Prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital : 12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux. L’option globale pour le barème reste possible — intéressante en dessous de TMI 30 %, rarement au-dessus.
Plafond épargne retraite — Montant maximal déductible au titre du PER : 10 % des revenus professionnels de l’année précédente, encadré par un plancher et un plafond indexés sur le plafond de la Sécurité sociale. Les plafonds non utilisés se reportent trois ans et se mutualisent entre conjoints — détails dans le guide PER.
Plafonnement global — Limite de 10 000 € par an et par foyer sur le cumul de la plupart des réductions et crédits d’impôt (18 000 € pour l’outre-mer et les Sofica). Tout avantage au-delà est perdu — d’où l’intérêt de ne pas le gaspiller.
Prélèvement à la source — Collecte de l’impôt au fil de l’année, via un taux appliqué au salaire ou des acomptes. Ce n’est qu’une avance : la déclaration de printemps régularise tout. Le taux se module en cours d’année quand les revenus changent.
Quotient familial — Mécanisme qui divise le revenu imposable par le nombre de parts avant application du barème, puis remultiplie l’impôt obtenu. L’avantage procuré par chaque demi-part supplémentaire est plafonné à un montant fixé annuellement.
R – T
Réduction d’impôt — Avantage soustrait de l’impôt dû, mais jamais remboursé : si votre impôt est inférieur à la réduction, l’excédent est perdu, sauf report expressément prévu par le dispositif. Première question à poser avant toute souscription de fin d’année.
Régime réel — Régime d’imposition où l’on déduit les charges effectivement supportées (et, en meublé, les amortissements) au lieu d’un abattement forfaitaire. Plus de paperasse, souvent beaucoup moins d’impôt — à chiffrer avant d’opter, car l’option engage.
Report de réduction — Faculté, prévue par certains dispositifs seulement, d’utiliser plus tard une réduction que l’impôt de l’année n’a pas pu absorber. Exemple : les dons excédant le plafond de 20 % du revenu imposable se reportent sur cinq ans. Sans clause de report, l’excédent s’évapore.
Reprise de réduction — Reprise par le fisc d’un avantage déjà accordé lorsque les engagements ne sont pas tenus : durée de location non respectée, parts cédées trop tôt, exploitation interrompue. C’est le risque central du Girardin — l’avantage n’est définitif qu’au terme des engagements.
Revenu fiscal de référence (RFR) — Agrégat plus large que le revenu imposable (il réintègre notamment certains revenus au PFU et des abattements). C’est lui qui déclenche seuils, exonérations et contributions additionnelles — surveillez-le, il ne dit pas la même chose que votre TMI.
Revenu net imposable — La base sur laquelle s’applique le barème : revenus après abattements (dont les 10 % de frais professionnels ou les frais réels) et déductions (pensions, épargne retraite). C’est lui, pas votre salaire brut, qui détermine votre TMI.
Taux moyen — Impôt total divisé par le revenu : ce que vous payez « en vrai », toujours inférieur au TMI. Utile pour mesurer sa pression fiscale ; inutile pour décider d’un placement — c’est le TMI qui pilote les arbitrages.
TMI (taux marginal d’imposition) — Taux de la plus haute tranche du barème atteinte par votre revenu par part : 0, 11, 30, 41 ou 45 %. C’est le taux qui s’applique à votre prochain euro gagné ou déduit — donc la donnée n° 1 de toute décision de défiscalisation. Calculez la vôtre en 4 minutes.