La mécanique 1 min de lecture

Tenez votre compteur avant décembre : 10 000 €, pas un euro de plus

Brève : ce que le plafonnement global absorbe, ce qu'il ignore, et le réflexe à avoir avant toute signature de fin d'année.

Le gaspillage le plus fréquent de la défiscalisation ne vient pas d’un mauvais dispositif. Il vient d’un compteur que personne n’a tenu.

La règle. L’article 200-0 A du CGI plafonne à 10 000 € par an et par foyer fiscal la somme des avantages fiscaux entrant dans son champ. Au-delà, l’excédent est perdu. Pas reporté : perdu.

Ce qui entre dans le compteur. L’essentiel des réductions et crédits d’impôt liés à un investissement ou à un service : emploi à domicile, garde d’enfants, FCPI et FIP, investissements locatifs, et la fraction plafonnée du Girardin.

Ce qui n’y entre pas. Les déductions du revenu imposable, qui jouent en amont du calcul : versements sur un PER, déficit foncier imputé sur le revenu global. Elles ne consomment pas un euro de plafond. Les dons ont également leur régime propre, hors compteur.

C’est la distinction qui décide de tout, et c’est celle que les argumentaires de novembre passent sous silence. Un foyer qui a déjà 8 400 € d’avantages plafonnés au compteur peut encore verser sur un PER sans rien perdre ; le même foyer qui signe pour 4 000 € de réduction supplémentaire en jette 2 400 € par la fenêtre.

Le réflexe. Avant toute signature de fin d’année, additionnez sur votre dernier avis les lignes qui relèvent du plafonnement, ajoutez les engagements déjà pris pour l’année en cours, et comparez à 10 000 €. L’opération prend dix minutes.

Les stratégies de calibrage, quand le compteur est déjà chargé, sont détaillées dans notre dossier sur le plafonnement. Pour distinguer réduction, crédit et déduction sans se tromper, voir le glossaire. Et pour savoir ce que chaque euro déduit vaut réellement dans votre cas, commencez par calculer votre TMI.